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Déclaration des élus du groupe Front de Gauche PACA concernant le réseau ferroviaire

Déclaration des élus du groupe Front de Gauche Région Provence Alpes Côte d’Azur

 

Lundi 23 septembre 2013, le Préfet de Région réunit un Comité de pilotage (CoPil) sur le projet de LGV PACA afin d'officialiser la décision de l’État après le rapport de la Commission Mobilité 21.

 

Le groupe des élus Front de Gauche à la Région, partisans d’une véritable 2ème infrastructure ferroviaire dans notre Région, s’inquiète des décisions très timides qui vont être prises. En effet si la réalisation de la gare souterraine de Saint Charles avec la construction des 4 voies jusqu'à Aubagne et la réalisation de la ligne ferroviaire entre Nice Saint-Augustin et le croisement de la ligne Cannes - Grasse, vont être actées afin d’engager des travaux dans les prochaines années, la construction d’une nouvelle infrastructure ferroviaire entre Aubagne et Cannes est repoussée après 2035, soit dans plus de 20 ans.

 

Le Préfet devrait rechercher un consensus sans lequel l’État pourra difficilement poursuivre des études nécessaires préalables à la déclaration d’utilité publique prévue pour 2016 et à la construction qui s’ensuivrait.

 

Actuellement l’estimation des coûts serait de l’ordre de 7 milliards d’euros (2,5 pour le nœud marseillais et 4,2 pour Cannes / Nice), sans savoir qui va payer et pendant combien de temps. Nous avons, à travers ce projet, la concrétisation des politiques d’austérité du gouvernement. Nous avons, à travers ces bouts de lignes, toute la considération que porte l’État à notre Région !

 

Nous constatons surtout la non-volonté politique de s’attaquer à la suprématie de la route, dont le coût prohibitif pour la société et les contribuables est dû aux pollutions, encombrements, insécurité, gaspillages énergétiques, pertes de temps et d’espaces.

 

Nous savons tous aujourd’hui que la ligne ferroviaire actuelle Marseille – Nice qui date du 19ème siècle est saturée. Les usagers de la SNCF l’éprouvent au quotidien par une mauvaise qualité de service.

 

Pourtant les études les plus sérieuses projettent une progression démographique dans une Région où les inégalités sociales et territoriales sont fortes avec une majorité des résidents vivant sur 10% du territoire concentrés sur le littoral. La décision de l’État risque d’être grave de conséquences vue la thrombose prévisible sur les routes et les voies ferrées pour les déplacements des personnes et pour le trafic des marchandises.

 

Les élus Front de gauche de la Région, forts de leur proposition d’une vraie ambition ferroviaire pour une véritable transition énergétique, et pour un urgent désenclavement de la Région, ne sauraient cautionner ces étapes qui s’apparentent à du bricolage, à des effets d’annonce pour faire patienter, et à un manque de vision d’avenir.

 

A moins que les taxes et impôts sur l’automobile - injustes pour les plus démunis – et permettant de grossir les caisses de l’État aient eu la préférence du gouvernement ?

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