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G.C.S. Pédiatrie à Lenval : l’IGAS confirme les dégâts !

  Lorsque nous sommes intervenus le 17 mars 2010 auprès du directeur du G.C.S. pour lui demander de surseoir à toute sanction disciplinaire car nous les estimions totalement infondées, nous lui posions cette question : « Comment justifier d’éventuelles sanctions contre des représentants du personnel au motif qu’ils s’attachent à développer des échanges fructueux entre les personnels des deux services concernés par ce regroupement ? » Lors de la divulgation en février dernier de l’audit commandé par les directions du CHU et de Lenval pour que, en citant les propres termes de l’audit, soit mise à jour la « situation explosive et dangereuse » existante au sein du G.C.S., nous rappelions que nombre de points relevés dans cet audit ne faisaient que confirmer les craintes exprimées par les organisations syndicales dès l’année 2009 lors de l’annonce du projet de G.C.S. : Notamment un projet qui « ne maintient même pas les moyens aujourd’hui en place pour la pédiatrie et le manque de garanties sur la pérennité du nombre de lits et de personnels disponibles dans l’avenir, laissant craindre d’autres dégradations des conditions de travail, dégradations et restrictions de l’offre de soin. » Le rapport de l’I.G.A.S. divulgué aujourd’hui ne fait que confirmer leur diagnostic et montre à quel point les sanctions maintes fois brandies contre les représentants des personnels étaient injustifiées. Ce refus du Directeur du GCS d’écouter les organisations syndicales afin de procéder à ce regroupement à la hussarde, au mépris des usagers comme des personnels, pour satisfaire dans la précipitation aux objectifs de la funeste loi HPST s’inscrivant dans une logique de marché et de concurrence « libre et non faussée » mais sûrement pas de santé publique, est aujourd’hui clairement désavoué.  Même s’il n’appartient pas bien sûr à l’IGAS d’en tirer les enseignements politiques, mais à ceux qui n’ont cessé de vanter les supposés « mérites » des partenariats « public-privé » dans tous les domaines, utilisés surtout pour mieux fragiliser les services publics et les soumettre à des objectifs de rentabilité incompatibles avec leurs missions de service public. Car les regroupements ne doivent pas forcément être synonymes de paupérisation et de rationnement sous couvert de rationalisation au détriment de la couverture sanitaire. Comme nous l’affirmions déjà en début d’année, la santé n’est pas une marchandise mais un droit et un besoin fondamental. Ce n’est pas d’un manque d’organisation dont souffrent aujourd’hui les établissements mais d’un manque criant de moyens. Que de temps perdu et de détresses accumulées pour en arriver à reconnaître cette évidence ! C’est aussi la place du privé et ses buts lucratifs qui se trouvent interpellés dans ce rapport, par exemple avec la question de l’évolution de la clinique Santa-Maria.  C’est pourquoi les patients, leurs familles et les personnels jugeront sur pièces les promesses d’aujourd’hui afin de vérifier si la pédiatrie publique est dotée des moyens lui permettant d’assurer dans la qualité et dans un cadre de santé publique ses missions. Ils nous trouveront toujours à leurs côtés pour défendre une santé publique qui seule peut garantir l’égalité de tous à des soins de qualité, délivrée des impératifs de rentabilité financière à court terme.        Noël ALBIN  -   Francis TUJAGUE   -   Jacques VICTOR Conseillers Généraux communistes des Alpes-Maritimes  

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